L'entreprise ...
Quels métiers et quelles
formations peuvent être préparés par la
voie de l'apprentissage ?
Plus de 500 métiers
peuvent être préparés
en France par la voie de l'apprentissage : Horticulteur, vendeur,
cuisinier,
boulanger, photographe, électrotechnicien, chimiste, etc....
La voie de l'apprentissage offre des formations dans presque tous les
secteurs
professionnels. Tous les niveaux de qualification sont préparés, du CAP au diplôme
d'Ingénieur
(selon les régions).
Etablir un profil de poste.
Si vous recrutez un apprenti, il vous faut déterminer le profil de
poste qui
lui sera confié dans l'entreprise.
Pour cela, rapprochez-vous d'un Centre de Formation d'Apprentis, d'une
chambre
consulaire (chambre de métiers, de commerce et d'agriculture), ou du
Conseil
Régional de votre région pour vous assurez que le poste ainsi défini
corresponde bien à une formation reconnue par les Ministères :
Education
Nationale et Agriculture.
Quand et comment recruter ?
Pour des raisons pédagogiques, le contrat d'apprentissage peut débuter
trois
mois au plus avant le démarrage de la formation en Centre et pas plus
de deux
mois après.
Les cours en Centre de Formation d'Apprentis démarrent entre septembre
et
octobre, le recrutement des apprentis se situe entre le 1er juillet et
le mois
de novembre sauf pour l'enseignement supérieur qui peut avoir des
rentrées
décalées.
Vous pouvez déposer une offre d'emploi en contrat d'apprentissage
auprès de
certains organismes : ANPE, CFA, etc...
Les CFA et les Chambres Consulaires peuvent vous aider à recruter un
apprenti.
Des entretiens sont organisés pour mesurer la motivation et les
aptitudes du
futur apprenti.
Qui peut recruter un apprenti ?
Tous les employeurs privés sont
concernés :
- industriels, commerçants, artisans et agriculteurs, qu'ils soient personne physique ou personne morale.
- associations de toutes natures et établissements publics à caractères industriel ou commercial dont le personnel relève du droit privé.
La déclaration d'engagement !
Pour recruter un apprenti, vous devez remplir un formulaire à retirer
auprès
des Chambres Consulaires dans lequel vous déclarez :
- vous engager à prendre les mesures nécessaires à l'organisation de l'apprentissage dans votre entreprise,
- garantir les équipements, les techniques utilisées, les conditions de travail, l'hygiène et la sécurité.
- garantir les compètences professionnelles et pédagogiques des maîtres d'apprentissage (tuteurs) dans votre établissement.
Qui enregistre les
contrats d'apprentissage :
Depuis l'été 2006
ce sont les chambres
consulaires (Chambres de métiers, d'industrie, d'agriculture) qui
enregistrent
et vérifient que le contrat est conforme aux dispositions des articles
L. 117-1
à L. 117-13 du code du travail.
Ils vérifient notamment
que le maître
d’apprentissage remplit les conditions de compétence professionnelle
prévues à l’article R. 117-13 et que le plafond d’emploi simultané
d’apprentis
prévu par l’article R. 117-1 est respecté avant d’enregistrer le
contrat.
Le maître
d’apprentissage doit être titulaire
d’un diplôme ou un titre au moins égal à celui préparé par
l’apprenti et posséder une expérience professionnelle d’au moins trois
ans, en
relation avec la qualification visée par le diplôme ou le titre.
S’il ne remplit pas la première condition, le maître d’apprentissage
doit
justifier d’un niveau minimal de qualification déterminé par la
commission
départementale de l’emploi et de l’insertion (anciennement CODE) et une
expérience professionnelle d’au moins cinq ans, en relation avec la
qualification visée par le diplôme ou le titre.
S’il ne possède pas ce
niveau minimal,
la chambre détermine si la personne remplit les conditions de
compétence
professionnelle après avis du recteur d’académie ou du directeur
régional de la
jeunesse, des sports et de la vie associative.
À quel organisme transmettre votre
dossier ?
Si
vous relevez du
répertoire des métiers, vous devez obligatoirement
transmettre
à la chambre de métiers la déclaration en vue de l'engagement
d'apprentis et le
contrat.
Si
vous relevez d'un
autre secteur d'activité, vous devez obligatoirement
transmettre le contrat accompagné de la déclaration en vue de
l'engagement de
l'apprenti lorsque celle-ci est faite concomitamment :
. soit à la chambre de commerce et d'industrie (ou la chambre
d'agriculture si
vous relevez du secteur agricole),
Si
votre entreprise ou
votre établissement est situé dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin ou la
Moselle,
vous devez obligatoirement transmettre le contrat accompagné, le cas
échéant,
de la déclaration à la chambre consulaire compétente.
Quels sont
les avantages pour l'entreprise ?
Employeurs inscrits au répertoire des
métiers (artisans) ou, dans les
départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, au registre
des
entreprises, et employeurs occupant moins de 11 salariés (non compris
les
apprentis)
Pour les contrats conclus
avant le 1er janvier 2007 : l'exonération porte sur
la totalité des cotisations patronales et salariales d'origine légale
et
conventionnelle imposées par la loi, à l'exception des cotisations
supplémentaires d'accident du travail.
Pour les contrats conclus à
compter du 1er janvier 2007 : l'exonération porte
sur les cotisations patronales (à l'exclusion de celles dues au titre
des
accidents du travail et des maladies professionnelles) et salariales
d'origine
légale et conventionnelle imposées par la loi.
Autres entreprises
Pour les contrats conclus avant le 1er janvier 2007 : l'Etat prend en
charge
totalement les cotisations des assurances sociales, des accidents du
travail et
des allocations familiales dues par l'employeur au titre des salaires
versés
aux apprentis. L'Etat prend également en charge les cotisations
sociales
salariales d'origine légale et conventionnelle imposées par la loi dues
au
titre des salaires versés aux apprentis
Les cotisations restant dues sont calculées sur une base forfaitaire.
Pour les contrats conclus à compter du 1er janvier 2007 : la règle est
la même
que celle visée ci-dessus, à une exception près : l'employeur sera
désormais
redevable des cotisations d'accidents du travail dues au titre des
salaires
versés aux apprentis.
Les cotisations restant dues sont calculées sur une base forfaitaire.
L'exonération de cotisations
sociales patronales
due au titre des salaires versés aux apprentis s'applique jusqu'à
l'échéance du
contrat.
Le seuil d'effectif s'apprécie au 31 décembre précédant la date de
conclusion
du contrat.
L'indemnité compensatrice forfaitaire
Les contrats d'apprentissage ouvrent droit à une
indemnité
compensatrice forfaitaire versée à l'employeur par la région (ou la
collectivité territoriale de Corse) dans le ressort de laquelle est
situé
l'établissement du lieu de travail de l'apprenti.
Le montant minimal de cette indemnité est fixé à 1 000 € pour chaque
année du
cycle de formation. Ce montant est proratisé en fonction de la durée du
contrat
lorsque celle-ci est inférieure à un an (avec un minimum de 6 mois) en
application des dispositions de l'article L. 115-2 du Code du travail.
L'employeur est tenu de reverser à la région ou à la collectivité
territoriale
de Corse l'intégralité de l'indemnité perçue au titre du cycle de
formation,
dans les cas suivants :
1° Décision d'opposition à l'engagement d'apprentis prise en application de l'article L. 117-5 du Code du travail ;
2° Rupture du contrat dans le cas prévu à l'article L. 117-5-1 du Code du travail, c'est-à-dire en cas de risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de l'apprenti ;
3° Violation par l'employeur des obligations prévues à l'article L. 117-7 du Code du travail (assurer dans l'entreprise la formation pratique de l'apprenti, faire suivre à l'apprenti la formation dispensée par le CFA...) ;
4° Rupture du contrat d'apprentissage à l'initiative de l'employeur, hors les cas prévus à l'article L. 117-17 du Code du travail, c'est-à-dire hors cas de rupture pendant les 2 premiers mois du contrat, ou d'un commun accord ou pour faute grave de l'apprenti ou inaptitude ;
5° Résiliation du contrat d'apprentissage prononcé par le conseil de prud'hommes aux torts de l'employeur en application de l'article L. 117-17 du Code du travail.
En cas de rupture du contrat d'apprentissage à l'initiative de
l'apprenti,
hors le cas de rupture faisant suite à l'obtention du diplôme ou du
titre
préparé, l'employeur est également tenu de reverser à la région ou à la
collectivité territoriale de Corse le montant de l'indemnité
compensatrice
forfaitaire calculé au prorata de la durée du contrat restant à courir.
L'absence de prise en compte dans les effectifs
Les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif
du
personnel des entreprises dont ils relèvent pour l'application à ces
entreprises des dispositions législatives ou réglementaires qui se
réfèrent à
une condition d'effectif minimum de salariés, exception faite de celles
qui
concernent la tarification des risques d'accidents du travail et de
maladies
professionnelles.
Le crédit d'impôt apprentissage
Les entreprises imposées d'après leur bénéfice réel ou exonérées en
application
de dispositions particulières (entreprises nouvelles, jeunes
entreprises
innovantes, entreprises implantées en ZFU ou en Corse) peuvent
bénéficier d'un
crédit d'impôt égal au produit du montant de 1 600 € par le nombre
moyen annuel
d'apprentis qu'elles emploient (voir précisions ci-dessous).
Ce montant est porté à 2 200 € lorsqu'il s'agit d'apprenti reconnu
travailleur
handicapé ou lorsque l'apprenti, âgé de 16 à 25 ans, bénéficie de
l'accompagnement personnalisé, renforcé et assuré par un référent,
prévu au
profit des jeunes rencontrant des difficultés particulières d'accès à
l'emploi.
Pour les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2006, il est également
fixé à
2 200 € :
lorsque l'apprenti est employé par une entreprise portant le label «
Entreprise
du patrimoine vivant » au sens de l'article 23 de la loi n° 2005-882 du
2 août
2005 en faveur des petites et moyennes entreprises ; les modalités et
la
procédure d'attribution de ce label sont fixées par le décret n°
2006-595 du 23
mai 2006 (JO du 25) et un arrêté du 26 mai 2006 (JO du 21 juin) ;
lorsque l'apprenti a signé son contrat d'apprentissage dans le cadre de
la
formation d'apprenti « junior », après avoir terminé son parcours
d'initiation
aux métiers ;
lorsque l'apprenti a signé son contrat d'apprentissage à l'issue d'un
contrat
de volontariat pour l'insertion mentionné à l'article L. 130-1 du code
du
service national.
Pour le calcul du crédit d'impôt mentionné ci-dessus, il y lieu de calculer le nombre moyen annuel d'apprentis comme suit :
le nombre moyen
annuel d'apprentis est calculé au titre d'une année civile
en prenant en compte les apprentis dont le contrat a atteint une durée
d'au
moins un mois. Cette condition s'apprécie au 31 décembre de l'année
civile au
titre de laquelle le crédit d'impôt est calculé. Pour le calcul du
nombre moyen
annuel d'apprentis, le temps de présence d'un apprenti dans
l'entreprise au
cours d'une année est calculé en mois. Tout mois commencé est
comptabilisé
comme un mois entier ;
un nombre moyen annuel d'apprentis doit être calculé pour chaque
catégorie
d'apprentis ouvrant droit à un montant de crédit d'impôt différent (1
600 € ou
2 200 €, voir ci-dessus) ;
[Source : travail.gouv.fr ]
Quelles
implications pour l'entreprise ?
L’article L117-5 du code
du travail
précise que « toute entreprise peut engager un apprenti si l'employeur
déclare
prendre les mesures nécessaires à l'organisation de l'apprentissage et
s'il
garantit que l'équipement de l'entreprise, les techniques utilisées,
les
conditions de travail, d'hygiène et de sécurité, les compétences
professionnelles et pédagogiques ainsi que la moralité des personnes
qui sont
responsables de la formation sont de nature à permettre une formation
satisfaisante ».
L’article L117-6 du code
du travail
mentionne que « l'employeur est tenu d'inscrire l'apprenti dans un
centre de
formation d'apprentis assurant l'enseignement correspondant à la
formation
prévue au contrat ».
Selon l’article L117-7 du
code du travail
« l'employeur est tenu d'assurer dans l'entreprise la formation
pratique de
l'apprenti. Il lui confie notamment des tâches ou des postes permettant
d'exécuter des opérations ou travaux conformes à une progression
annuelle
définie par accord entre le centre de formation d'apprentis et les
représentants des entreprises qui inscrivent des apprentis dans
celui-ci ».
Enfin « l'employeur s'engage à
faire
suivre à l'apprenti la formation dispensée par le centre et à prendre
part aux
activités destinées à coordonner celle-ci et la formation en
entreprise. Il
doit inscrire et faire participer l'apprenti aux épreuves du diplôme ou
du
titre sanctionnant la qualification professionnelle prévue par le
contrat »
Les missions du maître
d’apprentissage
(article L117-4 du Code du Travail.B)
Le maître d’apprentissage, dans la cadre du parcours de formation de
l’apprenti, est donc celui qui :
- accueille l’apprenti dans l’entreprise,
- présente le personnel et les activités de l’entreprise à l’apprenti,
- informe l’apprenti de l’ensemble des règles et usages internes à l’entreprise,
- accompagne l’apprenti dans la découverte du métier,
- organise et planifie le poste de travail de l’apprenti,
- permet à l’apprenti d’acquérir les savoirs professionnels nécessaires à l’exercice du métier,
- s’informe du parcours de formation de l’apprenti au CFA et des résultats obtenus,
- accueille le formateur du CFA responsable du suivi de l’apprenti en entreprise,
- évalue l’acquisition des compétences professionnelles de l’apprenti
.Il doit donc, pendant toute la durée du contrat d’apprentissage,
permettre à
son apprenti de développer ses propres capacités professionnelles et
suivre son
évolution professionnelle et scolaire. Il est l’interlocuteur du CFA.
Pour tenir véritablement son rôle auprès de l’apprenti, le maître
d’apprentissage doit connaître l’environnement réglementaire du contrat
d’apprentissage et appréhender parfaitement sa fonction professionnelle
et
formatrice.
[Source : travail.gouv.fr ]
Les
conditions de travail dans l'entreprise
Les horaires.
L'apprenti, comme tout salarié, travaille actuellement selon la
réglementation
en vigueur. Les heures de cours en CFA étant comprises dans la durée du
travail.
Le travail effectif en entreprise ne
peut excéder 7 heures par
jour (35 heures par semaine),
sauf si une
dérogation est demandée à la Direction Départementale du Travail, de
l'Emploi
et de la Formation Professionnelle.
Les heures effectuées au-delà de l'horaire légal sont payées en heures
supplémentaires.
Exception pour le métier de
l'hôtellerie
où les heures de dépassement sont appelées heures d'équivalence et ne donnent
pas droit à
une augmentation de salaire.
Le travail de nuit est interdit entre 22 heures et 6 heures du
matin pour les
apprentis de moins de 18 ans sauf si une dérogation est demandée pour
les apprentis
boulanger.
Dans tous les cas, les apprentis
ont droit à un repos continu de 12 heures. Le repos
hebdomadaire va
de 1 à 2 jours selon la convention collective.
Les congés des apprentis.
Ils sont identiques à ceux des salariés d'entreprise : cinq semaines payées par an minimum.
- l'apprenti bénéficie également, à sa demande, d'un congé spécial rémunéré de 5 jours pour la préparation des épreuves du diplôme.
- au même titre que les autres salariées, l'apprentie peut bénéficier d'un congé maternité (6 semaines avant la date présumé de l'accouchement et 10 semaines après).
- des congés pour événements familiaux sont également accordés :
- 4 jours pour le mariage de l'apprenti,
- 3 jours pour sa présélection militaire,
- 3 jours pour la naissance de l'enfant de l'apprenti,
- 2 jours pour le décès du conjoint ou d'un enfant de l'apprenti,
- 1 jour pour le décès du père ou de la mère de l'apprenti.
Quelles implications pour l'entreprise?
Engagements pendant
l'apprentissage :
- confier à l'apprenti(e) une missionqui soit en relation directe avec l'objectif du diplôme visé par le contrat,
- offrir des conditions de travail satisfaisantes, de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité,
- s'impliquer dans l 'organisation de la formation de l 'apprenti et faire diriger la formation par un maître l'apprentissage,
- s 'engager à faire suivre à l 'apprenti la formation dispensée par le Centre,
- prendre part aux activités destinées à coordonner la formation du Centre deFormation avec la formation pratique assurée par l'entreprise,
- inscrirel'apprenti dans un Centre de Formation d'Apprentis (CFA).
Rôle
du maître d'apprentissage :
- assumer la responsabilité de l 'encadrementde l 'apprenti au sein de l 'entreprise,
- transmettre les savoir-faire et la culture de l'entreprise,
- contribuer à ce que l 'apprenti acquiert dans l 'entreprise, des compétences correspondant à laqualification recherchée et au titre ou diplôme préparé.
Conditions
pour être maître d'apprentissage
être présent dans l'entreprise où va
travailler l'apprenti.
Son
expérience :
- justifier de 5 ans d'expérience professionnelle en relation avec la qualification visée par le diplôme préparé par l'apprenti.
Son
diplôme :
- être titulaire d'un diplôme équivalent et
justifier de 3 ans d'expérience
Le maître d'apprentissage peut se voir confier un apprenti,
deux lorsqu'il
s'agit du chef d'entreprise.
Des dérogations peuvent être accordées pour accueillir un nombre
d'apprentis
supérieur au plafond autorisé.